Résoudre les problèmes d’indemnisation des paysans face à la sècheresse

La sècheresse frappe les agriculteurs

En cette année 2010, comme beaucoup d’autres départements dans toute la France, le département de l’Indre souffre de la sécheresse. L’hiver n’ayant pas permis la reconstitution des réserves en eau des nappes phréatiques, la question se pose dès le printemps 2011  de restrictions dans l’usage de l’eau, en particulier en agriculture pour l’arrosage de diverses cultures. En outre, du fait de la  sécheresse,  les pâturages sont insuffisants pour nourrir  les bêtes. Les éleveurs bovins et caprins  doivent alors compléter l’alimentation du bétail en prélevant sur les  stocks de  foin réservés pour la période hivernale.  Les  stocks de foin se révèlent rapidement insuffisants et les éleveurs qui ne produisent pas eux-mêmes de fourrage doivent s’approvisionner auprès de leurs fournisseurs. Cette forte demande, à laquelle s’ajoute ça et là des pratiques spéculatives, provoque une hausse des prix. Avec le concours de la profession, les pouvoirs publics tentent d’organiser les transports entre régions productrices  et régions consommatrices de fourrage. Dans le département de l’Indre, le préfet et le DDT, avec les organisations professionnelles agricoles, organisent le rapprochement de la demande et de l’offre ainsi que les transports nécessaires.

Les revendications sur l’indemnisation des agriculteurs

Cette situation de sécheresse dure depuis plusieurs  années dans l’Indre et affecte durement l’élevage. Les charges  des éleveurs  ne cessent d’augmenter  du fait de l’achat nécessaire de compléments alimentaires. En une saison le chiffre des charges liées à la sécheresse  peut atteindre près de 14 000 euros pour une exploitation moyenne. De ce fait, plusieurs éleveurs ont été contraints de prendre des mesures allant jusqu’à réduire  leur cheptel de moitié, voire plus, pour pouvoir assurer  la nourriture des têtes restantes. Les pertes étant largement au dessus du seuil de 13%  fixé par l’Etat, les dispositifs d’indemnisation ont été rapidement mis en place. Très tôt dans l’année 2011, le préfet a saisi le ministre de l’agriculture d’une première évaluation des pertes subies par les éleveurs de l’Indre. Si bien que dès le mois de septembre, des indemnisations partielles ont pu être versées pour aider la trésorerie des agriculteurs victimes de la sécheresse. Et Xavier Péneau a apporté son aide à la profession en relayant notamment ses préoccupations auprès des autorités ministérielles et en mettant en place très tôt les dispositifs d’indemnisation destinés à leur venir en aide.